| interview from Fabrica'son, March 2007, Toma Gouband, in French >>><<< Home >>> | |
Comment est né ce groupe ? Un peu par logique du rebond…nous nous sommes rencontré avec kim et nils au Banff center au Canada. Par la suite nous avons rencontré benoît et avons tout simplement joué un premier concert. Voyant alors les possibilités avec cette combinaison de personnes, le groupe était né. Est ce que The Silencers est un travail de groupe ou une rencontre entre 4 improvisateurs ? C’est un travail de groupe au sens où ce qui résulte de cette combinaison a sa particularité, ses propres images. Silencers est de mon point de vu un groupe parcequ’il tend à développer son son, son caractère. Sent-on une différence ou d’autres ouvertures à jouer avec des musiciens venant d’autres pays que le sien? Oui, c’est certain même si les frontières ne sont pas forcément géographiques. Il y a surtout des personnes avec qui il y a évidence. Les raisons sont autant culturelles qu’intemporelles. La musique est-elle complètement improvisée ? Si non, comment gérez vous l’écrit et l’improvisé pour que ce soit si limpide ? Que nous jouions des choses écrites ou que nous utilisions un autre support importe peu. La musique se joue dans l’instant, dans tous les cas. Ce qui prime est d’être ou de se mettre d’accord, de bien situer le paysage et l’horizon afin de laisser la musique prendre sa liberté, son envol. Ainsi il nous arrive de jouer par rapport à un matériel écrit ou de partir en découverte sans support écrit. Ce qui me semble essentiel est de cheminer en confiance et de toujours laisser la possibilité à la musique de s’exprimer. On sent votre musique comme une succession de couches, on entend très distinctement chaque instrument et pourtant ils jouent tous ensemble, comment arrivez vous à cette clarté ? La façon dont nous approchons le discours est une combinaison opposée entre parallélisme et liaison. C'est-à-dire que sur la base d’une confiance, nous jouons à suivre chacun sa voi tout en la laissant ouverte aux influences des autre. C’est un peu comme si on émet deux fréquences…elles vont, de toute évidence, s’interfluencer, se lier tout en ayant leur propre caractère. Le multiple, de tout point de vu, apporte toujours une richesse de l’ordre du controlable/incontrolable qui parfois fait éclater un peu de magie. |